Médiocrités

Médiocrités (1999-2000)
« Ni l’un ni l’autre, et les deux à la fois… »

Organisateurs : Emmanuel Naya et Anne-Pascale Pouey-Mounou.

Le « médiocre » constitue au XVIe siècle un paradoxe vivant. Sur ce qui, à nos yeux, frôle l’inexistence, se focalise l’attention des hommes de ce temps qui l’investissent d’enjeux tant philosophiques et moraux que cosmologiques, politiques et littéraires.
Comprise comme l’ensemble des représentations associées aux figures médianes — recherche du juste milieu, équilibre des humeurs, conception des êtres mixtes tels que les androgynes ou les hermaphrodites, recherche de positions intermédiaires en politique ou en religion —, la « médiocrité » est chargée d’une épaisseur sémantique acquise au fil de l’histoire des textes.
Ses implications se déploient de façon polysémique dans la pensée syncrétique de l’époque et dans une langue encore très peu fixée. La notion se cherche alors au long des textes où interviennent, selon les différents aspects de son retentissement dans l’univers personnels des auteurs, plusieurs acceptions divergentes du « milieu » — telles que la mesure, le mélange, la modestie, la neutralité ou encore la mitoyenneté. Redécouvrir ce débat, c’est renouer avec un type de perceptions et de pratiques d’écriture propres à la Renaissance.

Programme de la journée d’études :

14 h – Introduction

14 h 15 – Jean Céard (Université de Paris X – Nanterre) : Le moyen et le neutre.

15 h – Perrine Galand-Hallyn (Université de Paris IV – Sorbonne) : « Médiocrité » stylistique et individualité littéraire à la Renaissance.

16h – Daniel Ménager (Université de Paris X – Nanterre) : Bodin et la neutralité dans la République.

16 h 45 – Thierry Wanegffelen (Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand) : La via media anglaise au temps de la Réforme : entre réalité et illusions ? Une approche historiographique et historique.

17 h 30 – Conclusions

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